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Pour changer le monde en 2013...

Pour changer le monde en 2013...

Un petit billet tout rapide et discret en ce 2 janvier. Entendre tout le monde s’engager dans des résolutions m’a fait réfléchir. J’ai toujours été une bonne aide et une bonne écoute pour mes amis… J’ai constamment encouragé leur progrès et souhaité le mieux pour eux.

Bien que pour la plupart de mes relations, il ne s’agit pas d’une relation d’aide, mais bien d’une relation gagnant-gagnant où le résultat final est supérieur à la somme des parties, j’ai tout de même entretenu quelques relations au fil du temps où j’ai clairement servi de mentor à certains individus. Cela peut être drainant. Tu mets de l’énergie à essayer d’aider l’autre personne, à essayer de « voir » pour lui. De lui montrer ce qui est, de ton point de vue, si évident. Ou parfois, après avoir commis certaines erreurs, on souhaite que l’autre personne l’évite, on souhaite lui partager les leçons qui nous a coûté si cher à acquérir.

Hier, j’ai réalisé qu’un shift s’est effectué dans ma façon de pensée. Mon paradigme s’est fondamentalement altéré. Il me semble bien que ces 4 dernières années à travailler en maison de jeunes m’aient finalement apporté la leçon qui m’était destinée.

Pour espérer un changement chez autrui, il faut débuter par changer soi-même… Fondamentalement.

Initialement, lorsque l’on souhaite « aider » une personne, cela sous-entend que l’on se considère comme étant supérieur à lui. « Je possède une connaissance que tu n’as pas, alors écoute moi et apprend. » Cette façon d’aider les gens est biaisée à la base, puisque le message qui est alors transmis est le suivant : « tu n’es pas assez bon ». Le pire, c’est que si la personne que l’on souhaite aider ne réussit pas selon les standards qu’on lui impose, on se culpabilise, car « nous » n’avons pas fait le nécessaire pour lui. La réussite de l’autre devient notre responsabilité en tant que mentor.



Considérez cette histoire. Une jeune femme va voir le Dalaï-Lama avec son enfant et lui demande : « s’il vous plaît, votre sainteté, dites à mon fils d’arrêter de manger des sucreries. » Le Dalaï-Lama la considère un instant et lui répond : « revenez me voir dans exactement une semaine. » Une semaine plus tard, la femme revient avec son enfant et le Dalaï-Lama regarde l’enfant avant de dire : « fiston, ne mange plus de sucreries! » La femme regarde le vieux sage quelques secondes avant de lui dire, d’un ton intrigué « pourquoi m’avoir demandé d’attendre une semaine? ». Il lui répondit « car il y a une semaine, je mangeais moi-même des sucreries! »

Cette histoire reflète en quelque sorte le changement que j’ai effectué au cours des dernières années. C'est-à-dire de regarder l’autre personne comme un individu fondamentalement bien fait, comme quelqu’un qui a une route à faire, des épreuves à traverser, et que c’est lui seul que la responsabilité de passer à travers ces épreuves incombe.

Partager ses erreurs ainsi que ses expériences à d’autres personnes n’assure pas que ces derniers ne les feront pas. Si nous étions si douées que l’on peut le penser pour écouter les conseils de nos aînés, l’histoire ne se répèterait pas sans cesse… Non, la seule chose que l’on peut faire, c’est d’inspirer le changement chez les autres en débutant par changer soi-même.

Et si l’on souhaite que l’autre soit capable d’affronter les épreuves de la vie lorsqu’elles se présenteront, l’on doit soi-même s’entraîner physiquement et mentalement pour être prêt à affronter nos propres épreuves. Les leçons ainsi que les apprentissages se présentent à nous lorsque nous sommes prêts.

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